
Au 1er janvier 2018, l’Observatoire Régional de l’Environnement Poitou-Charentes (ORE) a fusionné au sein de l’Agence Régionale de la Biodiversité en Nouvelle-Aquitaine (ARB NA), à qui est confiée l’animation de l’Observatoire régional de la biodiversité.
Cet observatoire se construit avec les acteurs, en s’articulant avec les dynamiques locales existantes. Ainsi, l’ARB NA poursuit le réseau partenarial picto-charentais engagé depuis 2005, tout en allant sur le développement d’un réseau à l’échelle Nouvelle-Aquitaine.
Ce site est maintenu sous la forme actuelle de manière transitoire.
“ Mieux protéger nécessite de mieux connaître et de faire partager ”
C’est dans cet esprit que cet outil de description du patrimoine naturel communal a été créé. Il n’a pas de caractère exhaustif, mais ambitionne simplement de porter à connaissance les données disponibles à l’échelle régionale sur votre commune.
Les informations proposées dans ces fiches d’informations communales de la biodiversité sont issues des données mises à disposition dans le cadre du Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel en Poitou-Charentes (RPAPN) animé par l’Observatoire Régional de l’Environnement (ORE). Ce réseau rassemble les partenaires régionaux oeuvrant à la valorisation collective des connaissances sur la biodiversité. Au 30 mai 2016, il comprend 48 signataires.
AVERTISSEMENTS :
Pour qualifier la biodiversité d’un territoire, le nombre d’espèces dans un espace donné est souvent utilisé. Cet indicateur permet de fournir une information rapide mais il n’est en aucun cas suffisant. Il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble des composantes de la biodiversité, variabilité induite par les conditions écologiques locales et par la pression d’observation (nombre, fréquence et qualité).
Par ailleurs, malgré d’importants efforts de prospection, les données présentées ne prétendent pas à être exhaustives et ne peuvent servir de référence dans des études d’impacts ou des notices d’incidence environnementale, pour lesquelles des inventaires complémentaires récents et détaillés sont obligatoires ».
Outil élaboré avec le soutien technique de l’Observatoire Régional de l’Environnement, dans le cadre de sa mission d’animation du Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel (R.P.A.P.N) en Poitou-Charentes.
La biodiversité est la diversité de toutes les formes du vivant. D’un point de vue scientifique, il s’agit de toute la variété du vivant étudiée à 3 niveaux :
les écosystèmes
les espèces qui composent les écosystèmes
les gènes que l’on trouve dans chaque espèce.
Ainsi, la biodiversité constitue une richesse. Elle fournit la matière première de nos aliments, de nos habillements, de nos médicaments… Elle nous approvisionne en combustibles. Elle assure en permanence la protection des sols, la lutte contre l’érosion, l’épuration des eaux. Elle permet la pollinisation et la dispersion des graines… sans oublier son rôle culturel (esthétique, divertissement) et son rôle dans le maintien de l’hétérogénéité et de la qualité des paysages, qui témoignent d’un
patrimoine. On distingue deux types de biodiversité :
la biodiversité « remarquable » qui correspond à des entités (des espèces, des habitats…) que la société a identifié comme ayant une valeur intrinsèque fondée sur la répartition et les spécificités écologiques de ces habitats ou espèces. La notion de biodiversité remarquable n’est pas purement biologique : elle combine des critères écologique (la rareté ou un rôle fonctionnel déterminant s’il s’agit d’espèces), sociologique (le caractère patrimonial), économique (la prédominance de la valeur de non-usage), juridique (des aires bénéficiant d’un statut de protection, des espèces inscrites sur une liste officielle…).
la biodiversité « ordinaire » (ou commune) qui correspond à des entités (espèces ou habitats) qui n’ont pas de valeur intrinsèque mais qui, par leur abondance et par leurs multiples interactions, contribuent au fonctionnement des écosystèmes et à la production des services qu’y trouvent nos sociétés. Les espaces dits « ordinaires » sont des espaces qui n’abritent pas - a priori - d’espèces rares ou menacées.
La région Poitou-Charentes est riche d’une grande diversité de milieux et d’espèces, ceci est dû en grande partie à la multiplicité des habitats qui composent cette région et à l’existence d’un véritable carrefour biogéographique. En effet, la région rassemble une grande partie des contrastes qui dessinent la France : terres chaudes et froides, bocages et champs ouverts, terres d’élevage et terres de culture, côtes et arrière pays, îles et continent, vallées et plateaux…Ces différents espaces sont sources d’habitats pour une faune et une flore très diversifiées.
Le terme biodiversité ou diversité biologique englobe :

Actuellement, l’érosion rapide de la biodiversité est une thématique au centre des préoccupations environnementales. Il est nécessaire d’identifier en amont les principaux enjeux environnementaux afin d’orienter les actions à mettre en œuvre pour la sauvegarder.
La biodiversité est la diversité de toutes les formes du vivant.
Pour un scientifique, c’est toute la variété du vivant étudiée à 3 niveaux :
les écosystèmes
les espèces qui composent les écosystèmes
les gènes que l’on trouve dans chaque espèce.
On parle donc de biodiversité écosystémique, spécifique (intra et inter espèces) et génétique.
25% des espèces mondiales de mammifères et 11% des oiseaux sont directement menacés d’extinction. Concernant les autres groupes biologiques, qui sont moins connus, les scientifiques prédisent l’extinction de 25 à 50% de toutes les espèces d’ici la fin du siècle si aucune mesure adaptée n’est prise. C’est ainsi que l’on parle de la 6ième extinction, provoquée par les activités et le développement de l’espèce humaine, en référence aux 5 grandes extinctions dues à des causes naturelles, qui ont précédemment jalonné l’histoire de la vie sur Terre (Roger Barbault, 2008).
2.1 - La fragmentation ou la dégradation et la destruction des écosystèmes et des habitats
La fragmentation ou la dégradation et la destruction des écosystèmes et des habitats comme les massifs forestiers, les milieux bocagers, les zones humides, entrainent le risque d’extinction des populations en réduisant les capacités de déplacement, d’échanges génétiques et les possibilités de nutrition et de reproduction des espèces.
Les pressions qui sont en cause sont les activités humaines :
les techniques culturales modernes et l’intensification de l’agriculture (drainage, irrigation, abandon des terres, usages intensifs et répétés de pesticides, modification du génome par les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM)).
l’urbanisation, les aménagements touristiques : l’équivalent de la superficie d’un département est bétonné tous les 10 ans en France (IFEN, 2009).
les pollutions de l’air, de l’eau, des sols par les produits chimiques (plus de 30 000 molécules utilisées).
Exemple :
Les busards, comme l’ensemble des espèces liées aux grands espaces ouverts de plaine régressent en voyant leurs milieux disparaître.
2.2 - Le contexte de changement climatique global.
Les peuplements de chênes pédonculés et de hêtres de la région Poitou-Charentes régressent à cause de l’intensification et de la plus grande fréquence des sécheresses.
Les résineux comme les Douglas sont aussi affectés par l’augmentation des températures. D’après l’Office National des Forêts “la canicule, l’augmentation des températures moyennes, les coups de chaleur soudains provoquent une évaporation d’eau trop rapide”. Les arbres sont alors attaqués par des insectes car ils sont très affaiblis (Nouvelle république du 10/10/07).
2.3 - L’introduction d’espèces exotiques
La jussie (Ludwigia.sp), l’écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii), la Tortue de Floride (Trachemys scripta elegans) concurrencent les espèces autochtones. Il en est de même pour l’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia), espèce invasive, originaire d’Amérique du Nord qui colonise les groupements pionniers, les bords de routes et les sols dénudés des parcelles agricoles mises en culture au printemps ou en attente de culture ou d’urbanisation au détriment des adventices indigènes.
2.4 - L’exploitation directe des espèces sauvages
Une pression de chasse trop importante, l’exploitation non raisonnée des forêts, la cueillette de fleurs menacées d’extinction ou la surpêche (site de l’IFEN : pêche et aquaculture : de nombreux stocks en danger portent atteinte à la biodiversité.
2.5 - La non reconnaissance de la valeur de cette biodiversité
Aujourd’hui les grands enjeux de la biodiversité sont :
la recherche de moyens de protection, de gestion et de réhabilitation des écosystèmes
une transformation des mentalités afin de percevoir la biodiversité comme précieuse.
3. Importance de la biodiversité
La protection de la biodiversité est inscrite dans les textes comme étant une obligation éthique.
Elle possède une valeur économique, culturelle et sociale, écologique et symbolique, qui aide à apprécier son importance.
Valeur économique par l’utilisation des espèces en tant que :
ressources pour la pharmacopée et pour la recherche
ressources alimentaires : gibier, poissons, céréales, fruits, plantes…
ressources génétiques pour les biotechnologies
produits industriels : fabrication de fibres par le ver à soie, de laine, de bois, de coton, de parfums…
matières premières d’activités économiques comme l’aquaculture, la pêche, la sylviculture.
La fonctionnalité des écosystèmes a également une forte valeur économique : une zone humide stocke l’eau en période de crue et la redistribue en période de sécheresse ; la forêt filtre les eaux et peut permettre l’économie d’usines de traitement qui sont très couteuses.
Valeur écologique par :
la pollinisation des plantes
par les insectes : “la production de 84% des espèces végétales cultivées en Europe dépend directement de la pollinisation par les insectes” (INRA, 2005). Les insectes contribuent également à l’équilibre des écosystèmes forestiers (Source : site internet du CRPF Poitou-Charentes).
par les oiseaux (2000 sortes d’oiseaux pollinisent des fleurs dans le monde), par certaines chauves souris et certains mammifères (Source : Fluri et al, 2001).
la contribution aux cycles de la matière par différents organismes, tels que les bactéries et les champignons,
la stabilisation du climat par les végétaux qui emmagasinent le carbone,
la formation et la stabilisation des sols,
la filtration et la régénération de l’air et de l’eau.
Valeur culturelle et sociale
La biodiversité a également un rôle social très important : la nature est considérée comme une source de bien être, de détente, d’inspiration, de randonnées pédestres, de vacances…
Le tourisme vert est actuellement en plein développement : les visites de sites naturels correspondent à 6,6 % des séjours (source : DT- SOFFRES, 2004). En Poitou-Charentes, la Venise verte dans les Marais Poitevin est un lieu touristique très fréquenté autant par les passionnés de nature que par les néophytes.
La biodiversité, doit être protégée durablement pour la survie de la biosphère et pour son utilisation par les générations futures.
Cette protection passe par différentes actions que la Charte du RPAPN reprend.
Connaitre ce qui existe
par l’amélioration de la connaissance des habitats et des espèces par des programmes de recherche, de suivis et d’inventaires.
Valoriser et éviter la perte des données existantes :
en améliorant la diffusion des connaissances auprès des décideurs publics
en renforçant les connaissances naturalistes
Impliquer les citoyens
par la sensibilisation et la communication afin d’aider les décideurs à fixer des priorités d’action et pour responsabiliser chacun, dans les actes quotidiens de sa vie.
La France a adopté en 2004 sa stratégie nationale pour la biodiversité . Si vous souhaitez en savoir plus sur la stratégie nationale pour la biodiversité consultez le site du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.
Pour en savoir plus sur :
la biodiversité en France consultez le site du Muséum National d’Histoires Naturelles
Bibliographie :
Fluri. P, A. Pickhardt., V. Cottier., J.D. Charrière. (2001). La pollinisation des plantes à fleurs par les abeilles. Biologie, écologie, économie. Agroscope Liebefeld-Posieux. Centre Suisse de recherche apicole. CH-3003. Bern.
INRA d’Avignon, Unité mixte de recherche “Ecologie des Invertébrés”. “Biodiversité des pollinisateurs et agriculture” (01/02/2005).
Nouvelle République du 10/10/07. Article rédigé par Delphine Noyon. Interview de Francis Gauvrit (ONF).
Persuy Alain,(2008), La forêt naturelle, Belin/Eveil nature
Persuy Alain, (2003) ; Guide de la forêt en Poitou Charentes et Vendée, Geste éditions
Persuy Alain, (2004) Le coteau calcaire, Belin/Eveil nature
Roger Barbault, Un éléphant dans un jeu de quilles, Points Seuil, 2008
Le patrimoine naturel picto-charentais est aujourd’hui menacé par le développement des activités humaines qu’elles soient d’origines agricole, industrielle, domestique, touristique ou liées à l’urbanisation et aux infrastructures.
La préservation de la diversité des espèces vivantes représente un des grands enjeux environnementaux pour l’avenir. Dans cette perspective, plusieurs conférences et sommets internationaux ont été organisés pour promouvoir dans tous les pays un développement durable et respectueux de l’environnement. Et plusieurs mesures réglementaires ont été mises en place afin de protéger et gérer ce patrimoine naturel.
Quel est l’état de l’environnement ? Quelles sont les causes naturelles et le plus souvent anthropiques de son évolution ? Quels sont les secteurs d’activité responsables de pressions ? Quelles sont les réponses politiques, sectorielles, individuelles, scientifiques proposées ?
Autant de questions traitées et débattues dans « l’Environnement en Poitou-Charentes », au travers d’une série d’ouvrages, afin de faire émerger une compréhension synthétique, globale et transversale des enjeux environnementaux dans notre région.
La mobilisation de l’ensemble des structures détentrices de données et d’informations a bien sûr été nécessaire pour la valorisation de ces dernières mais aussi pour l’expertise qui leur est associée.
De fait, ce travail collectif et partagé, au sein du Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine naturel, a permis la conception et la rédaction de ce premier ouvrage sur le thème du Patrimoine naturel. Cet ouvrage vise à présenter les milieux et la biodiversité picto-charentaise selon le modèle « Pressions – État – Réponses » de l’OCDE.
Le patrimoine naturel est une thématique au centre des préoccupations environnementales dans la région. Pour orienter les actions à mettre en œuvre dans le domaine de l’environnement, il est nécessaire d’identifier en amont les principaux enjeux environnementaux auxquels la région est confrontée.
La Région Poitou-Charentes, consciente de la richesse exceptionnelle de la biodiversité régionale et de sa contribution au développement régional, des pressions et des dynamiques d’évolutions auxquelles la biodiversité est soumise, de sa responsabilité particulière pour la préservation de ce patrimoine et sa transmission aux générations futures s’engage dans un Plan Régional pour la biodiversité structuré à travers 5 grands axes :
Le Plan associe l’ensemble des acteurs, partenaires de la Région et vise en premier lieu l’habitant de Poitou-Charentes.
Sa mise en œuvre recherchera systématiquement une territorialisation de l’action à l’échelon pertinent.
Enjeux et axes du Plan Régional de Biodiversité (2010-2015) :
Enjeux Axes
Protéger, préserver les espaces et les espèces Espèce Groupe d’individus qui ont la possibilité de se reproduire entre eux dans la nature et dont la descendance est fertile. (flore, faune) à fort enjeu mais également la nature dite “ordinaire” 2. Protéger
Reconquérir les habitats, les espaces et les sites naturels
Préserver, aménager, rétablir des corridors écologiques
Favoriser les modes de gestion durables des différents milieux, tant remarquables, ordinaires

Le Poitou-Charentes recèle une biodiversité exceptionnelle avec 30% des espèces Espèce Groupe d’individus qui ont la possibilité de se reproduire entre eux dans la nature et dont la descendance est fertile. floristiques françaises et 57% des espèces de mammifères Mammifère Classe de vertébrés supérieurs homéothermes (“à température constante”), portant des mamelles. recensés en France. Elle compte 85 sites du réseau européen « Natura 2000 » (1 814 360 ha), comprenant une zone maritime importante et des zones humides littorales comme le Marais poitevin, récemment labellisé Grand Site de France, qui est la figure la plus emblématique.
La Stratégie nationale pour la biodiversité vise à préserver la diversité du vivant, à maintenir à long terme, le fonctionnement des écosystèmes et leurs capacités d’adaptation et d’évolution.

Le développement économique et social des territoires peut nécessiter la création de nouveaux projets d’aménagement ou d’infrastructures (ex : route, centre commercial, hôpital, carrière). Si ces projets fournissent de nombreux biens et services, ils peuvent aussi engendrer dans certains cas des atteintes à l’environnement, notamment par la destruction, la fragmentation ou la pollution Pollution Dégradation de la qualité d’un produit ou d’un milieu qui affecte son aptitude à certains usages ou à servir de support à la vie de certains organismes. (chimique, visuelle, sonore) des milieux naturels.
La dynamique de ces atteintes environnementales se mesure notamment par le suivi de l’artificialisation des sols. L’enquête Teruti-Lucas, réalisée par les services statistiques du ministère de l’Agriculture, permet de suivre l’évolution des différentes catégories d’occupation et d’usage du sol à partir d’un ensemble de points constituant un échantillon représentatif du territoire national. En France, d’après les derniers chiffres de l’enquête Teruti-Lucas, le rythme annuel d’artificialisation des sols était de 66 974 ha par an entre 2006 et 2014. A titre indicatif, en Nouvelle-Aquitaine, 84 423 ha ont été artificialisés au cours de cette même période, ce qui représente presque cinq fois la surface de l’île d’Oléron.
Les terres agricoles sont les premières concernées par le développement de projets d’aménagement.
Dans un contexte d’érosion de la biodiversité et d’aspiration à une transition écologique, un des enjeux essentiels est de favoriser une gestion plus raisonnée du foncier naturel et semi-naturel (ex : terres agricoles, forêts exploitées). Pour cela, il s’agit d’intégrer les questions environnementales au même titre que les autres enjeux (sociaux, économiques) dans la conception des projets. La séquence Eviter, Réduire, Compenser (ERC), inscrite depuis 1976 dans le droit français (art. 2 de la loi sur la protection de la nature), a été créée dans cet objectif. Cette rubrique vous propose un aperçu du principe général et du cadre national de la séquence ERC.
Depuis la loi portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (loi NOTRE) du 7 août 2015, le SRADDET est désormais l’outil principal des Régions en matière d’aménagement du territoire et de développement durable.
Par son caractère transversal, le SRADDET vise à simplifier les politiques menées en matière d’aménagement du territoire et tendre vers une planification régionale, à la fois plus cohérente et stratégique.
Le SRADDET, un nouvel outil régional d’aménagement des territoires
Zoom sur la Nouvelle-Aquitaine
Les incontournables
FNAU (Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme) & AdCF (Assemblée des Communautés de France), 2017. Le SRADDET. Nouveau schéma régional, nouveaux enjeux pour les intercommunalités. Téléchargeable sur le site de FNAU et ADCF.
France Urbaine – métropoles, agglos et grandes villes, 2016. Tout savoir sur le Sraddet. pp.12.
Région Nouvelle-Aquitaine, 2017. Le Programme d’actions du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires. pp.8.
Région Nouvelle-Aquitaine, 2017. SRADDET, ensemble, imaginons la Nouvelle-Aquitaine. Site internet.
Qu’est-ce qu’une ZNIEFF ?
L’inventaire des Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) est un inventaire national du patrimoine naturel qui a pour objectif d’identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation. Initié par le ministère de l’Environnement en 1982, il constitue un outil de connaissance du patrimoine naturel. Cet outil est essentiel pour l’expertise scientifique de projets d’aménagement et pour permettre d’anticiper les atteintes portées aux espèces et habitats remarquables, mais ne constitue pas un outil de protection en soi, n’ayant pas de portée réglementaire directe.
Cet inventaire différencie deux types de zone :
Les ZNIEFF de type 1 qui sont des sites, de superficie en général limitée, identifiés et délimités parce qu’ils contiennent des espèces ou au moins un type d’habitat de grande valeur écologique, locale, régionale, nationale ou européenne.
Les ZNIEFF de type 2, concernent les grands ensembles naturels, riches et peu modifiés offrant des potentialités biologiques importantes qui peuvent inclure plusieurs zones de type 1 ponctuelles et des milieux intermédiaires de valeur moindre mais possédant un rôle fonctionnel et une cohérence écologique et paysagère.
Qu’est ce qu’une ZICO ?
L’inventaire des Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO) recense les zones les plus importantes pour la conservation des oiseaux de l’annexe 1 de la Directive Oiseaux (directive de l’Union Européenne). Il constitue la première étape du processus pouvant conduire à la désignation des Zones de Protection Spéciales (ZPS) du réseau Natura 2000. Les ZPS étant désignées en Poitou-Charentes sur la base d’inventaires actualisés en 2000-2001, les contours de ces dernières prévalent sur les ZICO initiales qui prennent dès lors un caractère historique dans la démarche Natura 2000.
Sources : DREAL Nouvelle-Aquitaine (site Poitou-Charentes) et INPN - Synthèse ORE
Quelques données chiffrées sur les ZNIEFF et les ZICO
Territoire Nombre de sites Superficie domaine terrestre (ha) % superficie domaine terrestre des ZNIEFF/ZICO par rapport à superficie totale du territoire Superficie domaine marin (ha) Superficie totale
ZNIEFF de type I Poitou-Charentes 603 211 712 8,2 14 041 225 753
Nouvelle-Aquitaine 1 392 482 362 5,7 17 261 499 623
France métropolitaine* 16 809* 6 219 630* 11,5* 80 197* 6 299 827*
ZNIEFF de type II Poitou-Charentes 68 433 072 16,7 88 520 521 592
Nouvelle-Aquitaine 295 1 153 660 13,6 97 530 1 251 190
France métropolitaine* 2 216* 15 458 400* 28,6* 439 520* 15 897 920*
ZICO Poitou-Charentes 23 163 344 6,3 32 669 196 013
Nouvelle-Aquitaine 52 441 518 5,2 67 809 509 327
France métropolitaine* 285* / / / 4 727 920*
Sources :
ZNIEFF : Muséum National d’Histoire Naturelle (INPN), novembre 2016 - Traitement ORE
ZICO : Muséum National d’Histoire Naturelle (INPN), 1994 - Traitement ORE
Précisions sur les données et le traitement réalisé par l’ORE :
Pour Poitou-Charentes et Nouvelle-Aquitaine : L’inventaire des ZNIEFF est sous-divisé en ZNIEFF continentales et en ZNIEFF marines. Il n’y a aucune ZNIEFF marines en Nouvelle-Aquitaine, les superficies « domaine terrestre » et « domaine marin » correspondent aux emprises terrestres et marines des ZNIEFF continentales calculées par SIG après croisement avec les limites administratives issues de la BD-TOPO IGN 2015. L’extension marine a été attribuée par région en prolongement des limites terrestres, avec une part d’arbitraire.
Le territoire de Poitou-Charentes compte 603 ZNIEFF de type I et 68 de type II couvrant respectivement 225 753 et 521 592 hectares. La superficie des domaines terrestres de ces ZNIEFF représente respectivement 8,2 et 16,7% de la surface terrestre totale du Poitou-Charentes.
Les ZNIEFF de Poitou-Charentes représentent plus de 40% de la superficie des ZNIEFF identifiées sur l’ensemble de la région Nouvelle-Aquitaine et 3% de celles de la France métropolitaine.
Les ZNIEFF de Nouvelle-Aquitaine représentent près de 8% de la superficie des ZNIEFF de France métropolitaine.
Les ZNIEFF les plus étendues en Nouvelle-Aquitaine se trouvent en grande partie en ex-Poitou-Charentes ainsi que dans le secteur des Pyrénées en ex-Aquitaine.
Ci-après, les principales :
Type I : « Marais de la Seudre » (ex Poitou-Charentes), « marais de Brouage-Saint-Agnant » (ex Poitou-Charentes), « rive gauche de la haute vallée d’Aspe » (ex Aquitaine), « plaine de Vouzailles » (ex Poitou-Charentes),…
Type II : « Complexe écologique du marais poitevin, des zones humides littorales voisines, vallées et coteaux calcaires attenants » (ex Poitou-Charentes), « Estuaire de la Gironde » (ex Poitou-Charentes et ex Aquitaine)), « plaines du Mirebalais et du Neuvillois » (ex Poitou-Charentes), « vallée d’Aspe » (ex Aquitaine), « vallée d’Ossau » (ex Aquitaine).
23 ZICO ont été désignées en Poitou-Charentes et 52 en Nouvelle-Aquitaine.
En ex-Poitou-Charentes, ces secteurs présentant un intérêt écologique fort ont été recensés dans chacun des départements. Ils sont toutefois majoritairement localisés dans les secteurs littoraux et de marais littoraux (Charente-Maritime) ainsi que de plaines (département des Deux-Sèvres et de la Vienne) pour les ZNIEFF et les ZICO, mais aussi de forêts pour les ZNIEFF, notamment sur le secteur nord-est Charente-Maritime et sud des Deux-Sèvres.
Les milieux et espèces déterminants pour la désignation des ZNIEFF en Poitou-Charentes
Quelques exemples d’espèces déterminantes :
JPEG - 97.3 ko
Cistude d’Europe (© O. Delzons)
JPEG - 68.8 ko
Rosalie des Alpes ( © J. Touroult)
JPEG - 162.8 ko
Outarde canepetière (© P. Devoucoux)
JPEG - 90.7 ko
Pélobate cultripède (© F. Serre Collet)
Amphibiens : Pélobate cultripède
Reptiles : Cistude d’Europe
Papillons : Fadet des Laîches
Insectes coléoptères : Rosalie des Alpes
Libellules : Leucorrhine à large queue
Mollusque : Grande Mulette
Crustacés : Ecrevisse à pattes blanches
Mammifères : Campagnol amphibie, Vison d’Europe, Grand Rhinolophe (chauve-souris)
Oiseaux : Outarde canepetière, Bihoreau gris, Spatule blanche
Flore : Ophrys d’Argenson (orchidée endémique du Poitou-Charentes), Lathrea écailleuse, Crypside piquante, Salicaire à trois bractées, Grassette du Portugal, Marsilée à 4 feuilles.
Quelques exemples de milieux déterminants : rive d’étang, estuaire de la Gironde, falaises de l’estuaire de la Gironde, prairie humide, chênaies-charmaies du Poitou (forêt de Moulière), landes de Cadeuil, vallée rocheuses du Thouarsais, tourbières des landes de Montendre, plateaux calcaires de l’Angoumois, …
Source des diagrammes et des listes de milieux et d’espèces : Inventaire actualisé des ZNIEFF continentales en Poitou-Charentes, DREAL Poitou-Charentes, décembre 2008.
Les Conservatoires d’Espaces Naturels (CEN) interviennent directement par l’acquisition, la maîtrise d’usage ainsi que l’aménagement et la gestion des milieux d’intérêt patrimonial. En 2014, ils agissaient sur 120 sites couvrant 31 970 hectares en ex-Poitou-Charentes et 347 sites représentant 39 477 hectares en Nouvelle-Aquitaine.
120 sites en ex-Poitou-Charentes
347 en Nouvelle-Aquitaine
Le Conservatoire du Littoral (CDL) a pour mission d’acquérir des parcelles du littoral menacées par l’urbanisation ou dégradées pour en faire des sites restaurés, aménagés, accueillants dans le respect des équilibres naturels. Respectivement, en ex-Poitou-Charentes et en Nouvelle Aquitaine, en mars 2016, 31 et 70 sites ont été acquis et sont gérés par cet établissement public, représentant 7 025 et 14 314 hectares d’espaces préservés.
La superficie totale des sites du Conservatoire du littoral en Nouvelle-Aquitaine correspond à 13% de celle acquise à l’échelle de la France métropolitaine.
31 sites en ex-Poitou-Charentes
70 en Nouvelle-Aquitaine
Territoire Nombre de sites Surface (en ha) % de la superficie
des sites CEN
ou CdL sur la
superficie totale
du territoire
Sites acquis par les CEN Poitou-Charentes 120 31 970 1.23
Nouvelle-Aquitaine 347 39 477 0.47
Sites du CDL Poitou-Charentes 31 7 025 0.27
Nouvelle-Aquitaine 70 14 314 0.17
France métropolitaine 569 118 471 0.22
Sources des données : Données des CEN Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, janvier 2014 ; Conservatoire du Littoral, mars 2016
Picto SIGORE Consulter les données des périmètres d’intervention des CEN dans l’outil de cartographie dynamique SIGORE Nouvelle-Aquitaine
Consulter les données "Sites du Conservatoire du littoral dans l’outil de cartographie dynamique SIGORE Nouvelle-Aquitaine
Les incontournables
Le site de la Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels
Le site du Conservatoire du littoral
Un inventaire correspond à l’énumération et à la description des taxons présents dans une zone géographique ou un milieu déterminés, et qui peuvent se décliner par groupe. Un inventaire est souvent bien plus qu’un simple listing d’espèces. Il apporte une vision d’ensemble d’un groupe sur un territoire et permet d’évaluer quantitativement et qualitativement le nombre de taxons qui s’y trouvent.
Il peut constituer un référentiel et permettre de suivre l’évolution de la biodiversité, de mesurer sa fragilité, d’estimer l’étendue des disparitions et d’en analyser les causes, de mesurer la pertinence des listes actuelles de taxons protégés, de définir l’urgence des actions à mener pour une meilleure planification des politiques de conservation. Il peut aussi contenir des éléments sur l’évolution des populations des espèces citées, ou constituer une synthèse d’études antérieures.
La gestion et la conservation des espèces animales et végétales font appel à divers programmes et actions. Il faut savoir que certains groupes d’espèces (oiseaux, reptiles et amphibiens) sont soumis au principe de protection générale. Selon ce principe, toutes les espèces sont protégées, sauf exception, sans qu’il y ait de distinction entre les espèces réellement menacées et les espèces communes. De plus, les espèces rares et menacées au niveau régional qui font l’objet de protections à ce niveau, n’ont pas forcément le même statut sur le territoire national ou européen.
Le changement climatique est un phénomène mondial dont nous avons tous connaissance. Cependant, très souvent, ses effets nous apparaissent lointains ou globaux. Par exemple lorsque nous entendons parler de la fonte de la banquise et du déclin des ours blancs, de la montée du niveau marin et de la réduction des zones de reproduction des tortues marines, de l’augmentation de la fréquence d’évènements météorologiques extrêmes…
Et si le changement climatique n’était pas si lointain que ça ?
Et si la biodiversité qui nous entoure était déjà en train de se modifier sous l’effet du changement climatique ?
Quels sont ces changements ? Quels sont les travaux d’amélioration des connaissances en cours ? Comment pouvons-nous agir pour atténuer ou s’adapter aux changements climatiques ? Cette rubrique propose des éléments d’éclairage sur les mécanismes du changement climatique et les effets sur la biodiversité, avec un zoom au niveau national, régional et en Poitou-Charentes. Vous y trouverez également quelques références pour approfondir la thématique.
Contacter les animateurs du réseau
Animateur du réseau : Agence Régionale de la Biodiversité Nouvelle-Aquitaine (ARB NA)
N’hésitez pas à nous contacter si vous n’avez pas réussi à trouver l’information recherchée, si vous souhaitez mieux connaître la démarche, ou bien pour nous faire connaître une information disponible sur Internet.
Nous sommes également à votre disposition pour vous aider à exploiter ou diffuser vos propres informations relatives au patrimoine naturel en Nouvelle-Aquitaine, ainsi que pour soutenir vos initiatives visant à informer ou sensibiliser les publics.
Aurélie CARRIERE
Chargée de mission Biodiversité. ARB NA
Stéphanie BRETON
Chargée d’études Biodiversité. ARB NA
Raphaël MARTIN, Nicolas BOISTEAULT
Informaticiens. ARB NA
Arnaud VAUDELET
Responsable S.I.G. - Cartographie. ARB NA
ARB NA
Site de Poitiers
Téléport 4 Antarès
BP 50163.
86 962 Futuroscope Chasseneuil cedex
Tél : 05.49.49.61.00.
Fax : 05.49.49.61.01.
biodiversite@arb-na.fr

Site élaboré par l’Observatoire Régional de l’Environnement, dans le cadre de sa mission d’animation du Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel (RPAPN) en Poitou Charentes, avec le concours financier de la Région Nouvelle-Aquitaine de l’Union Européenne (fonds FEDER) et de l’état


